Développer la planification juridique en entreprise | Editorial La Vie Eco

Développer la planification juridique en entreprise | Editorial La Vie Eco

Le 14 octobre 2016, Axel Jurgensen a publié un article dans La Vie Eco sur la planification juridique en entreprise.

Nombreux sont les juristes estimant leurs délais subis plutôt que choisis, laissant ainsi l’urgence s’installer. Pourtant, une part non négligeable de leur activité est plus que planifiable, permettant ainsi une meilleure organisation des ressources et une réelle gestion des priorités. Pour le faire de la manière la plus efficiente possible, il est essentiel que les juristes « brainstorment » et fassent de la « maïeutique » avec leurs clients internes, à travers un processus que nous appelons le « Business & Legal Planning ».

Le « Business & Legal Planning », c’est un moyen, un outil et un process.
C’est d’abord un moyen de cartographier, à travers la conduite d’entretiens annuels, l’ensemble des objectifs, besoins et enjeux des clients internes. C’est ensuite un outil de planification et de priorisation des tâches par rapport aux parties prenantes sur un calendrier annuel centralisé. C’est enfin un process de suivi, d’évaluation et de valorisation de l’efficience de la direction juridique, à travers la mise en place de tableaux de bords et d’indicateurs de performance.

Les missions que nous avons menées avec les directions juridiques de grandes entreprises ont mis en exergue les cinq domaines clés couverts par cette méthodologie :

  • La veille : Comprendre les besoins du client interne en matière d’informations/explications sur des évolutions législatives et réglementaires majeures impactant son business ;
  • L’offre juridique : Adapter les services proposés par les juristes et leur articulation à la typologie des dossiers et à l’évolution des besoins des clients ;
  • Les interactions avec les parties prenantes : Déterminer, au cours de l’entretien, ce qui peut être amélioré dans les relations entre un juriste et un opérationnel ;
  • La relation avec les avocats : Suite aux besoins d’accompagnement identifiés avec le client interne, mettre en regard le niveau de complexité de chaque dossier, le risque encouru et la valeur ajoutée attendue, afin de sélectionner le cabinet d’avocats idoine ;
  • Le savoir : Organiser un meilleur partage du savoir, dans les deux sens, entre les juristes et les opérationnels, et définir notamment avec eux les outils juridiques qu’il serait possible de standardiser et de mettre à leur disposition, avec la formation adéquate.

On le voit, pour organiser son activité de manière stratégique, le juriste a plus que jamais besoin de sortir de son bureau pour aller au contact de ses clients et partenaires. C’est au prix de cette discipline d’ouverture que le juriste pourra prétendre être un « business partner » et être associé aux réflexions stratégiques et aux prises de décision opérationnelles.

 

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