Etude Day One et AACIF - L'impact de la crise sur le M&A des PME
« Les conseils en fusions-acquisitions des PME apportent de la visibilité au marché »
Le cabinet Day One et l'AACIF (Association des Analystes Conseils en Investissements financiers, agréée par l'AMF) ont réalisé auprès des 98 membres de l’association une étude sur l’impact de la crise sur le marché des fusions-acquisitions des PME en France. Six enseignements majeurs 1. La valeur des PME a chuté de 20-25%. L’étude permet d’identifier un indicateur clef sur le marché des transactions de PME entre 1 et 50 millions d’Euros : une baisse des valeurs d’ores et déjà actée de 20 à 25%. 2. Les conditions de réalisation des rapprochements d’entreprises en cours sont bien évidemment dégradées. 1 mission sur 4 aujourd’hui est annulée et pour celles qui sont en-cours, le délai de réalisation de la mission s’allonge. Au premier trimestre 2009, il a augmenté en moyenne de 91 jours passant de 6 mois et ½ en 2008 à 9 mois et ½. 3. La crise a un effet vertueux sur les critères de valorisation des PME. On constate un fort recul des méthodes de valorisation basées sur des effets de leviers excessifs (d’un niveau de pertinence de 3.48 sur 4, l’approche LBO chute à 2.50 sur 4 en 2009). Ces méthodes étaient arrivées jusqu’au segment des PME, entretenant un phénomène d’inflation. On constate un retour vers des méthodes de valorisation plus adaptées (discounted cash flow et multicritères), mettant l’accent sur la capacité de développement des entreprises. 4. La baisse des transactions des PME entraine une redéfinition du business model des conseils en fusions-acquisitions. 4 conseils sur 5 pensent que le business model va évoluer. Cette évolution passe par le développement de nouvelles compétences de conseil en stratégie, en financement, en retournement, en optimisation de crédit, en management de crise pour être capable d’accompagner les PME dans leurs nouveaux défis à commencer par l’accès au financement qui s’est considérablement durci. Ainsi, les conseils considèrent que la facilité d’accès au financement par les banques est passée de 7.3 sur 10 en 2008 à 4.0 sur 10 en 2009). « Au-delà de son aspect conjoncturel, la crise met en évidence la nécessité pour les conseils en haut de bilan de repenser leur structure en termes de « business model », de positionnement, d’offres et d’organisation » souligne Jérôme Rusak, associé du cabinet Day One qui a piloté cette étude. 5. Les conseils en haut de bilan expriment leur confiance dans un redémarrage de l’activité courant second semestre 2010. 6. Les dirigeants de PME ressentent, enfin, le besoin de renforcement de leur structure financière et en particulier de leur fonds propres. Pour 70% des conseils interrogés, c’est de loin la principale nouvelle attente des PME par rapport aux conseils en haut de bilan. « Nous constatons une réelle prise de conscience des PME en ce sens. Plusieurs mesures essentielles du gouvernement sont très positives et favorisent cette tendance, notamment l’investissement drainé par la loi TEPA » souligne Jean-René Griton, président de l’AACIF. Les conseils en haut de bilan sont les interlocuteurs privilégiés des dirigeants de PME dans ce domaine. D’ailleurs, 50% d’entre eux ont déjà réalisé des missions TEPA et ils en ont réalisé en moyenne 3 au cours de la dernière année. Synthèse de l'étude 1. METHODOLOGIE ET PROFILS DES REPONDANTS
2. LES INDICATEURS DE LA BAISSE DE L’ACTIVITE M&A DES PME La baisse de l’activité des transactions sur le marché des PME, si elle est ressentie depuis plusieurs mois, se matérialise sur plusieurs indicateurs.
3. LES PRINCIPAUX FACTEURS DE LA BAISSE DE L’ACTIVITE M&A DES PME 3.1. Le manque de visibilité sur l’activité Le manque de visibilité concerne à la fois les cibles potentielles et les acquéreurs potentiels. On est donc dans une situation typique de crise de confiance en temps difficiles. 3.2. La difficulté à valoriser Si les conseils sont capables d’apporter de belles opportunités industrielles, encore faut-il pouvoir mener à bien ces opérations à commencer par identifier le bon prix. Or clairement, il y a aujourd’hui un problème de valorisation, du moins du coté des vendeurs :
3.3. La difficulté des PME à accéder au financement S’il existe des opportunités de développement pour les PME aujourd’hui, le gros point noir réside dans leur capacité de financement.
Face à ces difficultés qui freinent les investissements des PME, les conseils en haut de bilan doivent pouvoir jouer un rôle. 4. LA REPONSE DES CONSEILS FACE AUX NOUVEAUX BESOINS DES PME 4.1. D’abord et avant tout un besoin d’accompagnement dans la recherche de financement
4.2. Le conseil M&A, relais du législateur Les mesures pertinentes Justement, parmi les mesures anticrise les plus pertinentes pour les PME, les conseils M&A plébiscitent les mesures destinées à faciliter l’accès au crédit et au financement des projets d’investissement (36%) parmi lesquels le médiateur du crédit mais aussi le renforcement de la trésorerie des entreprises (24%). Relais pour favoriser l’utilisation de la loi TEPA
4.3. Vers un nouveau business model
En termes de compétences
En termes de professionnalisation et de structuration
5. PROSPECTIVE : DE L’OPTIMISME
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